Défense
Concevoir les technologies qui protègent
La défense est le domaine qui contribue à la protection du territoire, des populations et des intérêts stratégiques du pays, autrement dit la sécurité nationale et la recherche technologique au service des forces armées.
Les ingénieur·es y conçoivent et développent des systèmes militaires et de sécurité à la pointe de la technologie : véhicules blindés, navires, aéronefs, satellites, radars, réseaux de communication sécurisés, armements intelligents ou outils de cybersécurité. A ce titre, la défense couvre l’application militaire d’une multitude de secteurs d’activité, comme l’automobile, l’aéronautique, l’industrie navale, l’informatique et IA , la logistique, les énergies (dont le nucléaire), les télécommunications, ou encore l’électronique.
Les ingénieur·es dans la défense travaillent sur des projets de long terme, dans des environnements très réglementés, avec des exigences élevées en matière de sûreté, de précision et de fiabilité. La plupart travaillent en tant que civils, mais certain·es ont le statut militaire, auquel certaines écoles d’ingénieur·es donnent accès.
La défense joue un rôle majeur dans l’innovation technologique, très souvent avec des retombées dans le domaine civil (transports, énergie, spatial, numérique, etc.).
Chiffres clés
- Environ 200 000 emplois directs et indirects dans l’industrie de défense française (Ministère des Armées, 2024)
- Plus de 4 000 ingénieur·es recrutés chaque année dans les domaines défense, sécurité et cybersécurité (France Travail, 2024)
- 80 % des ingénieur·es diplômés en défense sont en emploi en moins de 6 mois (Onisep, 2024)
- +15 % de croissance du secteur sur les technologies duales (civiles et militaires) entre 2020 et 2024 (GICAT, 2024)
Travailler comme ingénieur·e dans la défense
Les compétences et missions
Compétences : mathématiques, physique, informatique, électronique, mécanique, rigueur, discrétion, esprit d’analyse, travail en équipe, maîtrise des logiciels de conception et de simulation, goût pour l’innovation technologique, respect des règles de sécurité et de confidentialité.
Exemples de missions :
- Concevoir et tester des systèmes de défense (radars, drones, véhicules, senseurs)
- Développer des solutions de cybersécurité et de communication sécurisée
- Participer à des programmes européens ou internationaux (systèmes de combat, satellites, etc.)
- Superviser la maintenance, la fiabilité et la résilience des équipements militaires
- Travailler sur la robotisation, la simulation et l’intelligence artificielle appliquées à la défense
Les conditions de travail
Type de structure : industries de défense, grands groupes industriels, PME spécialisées, bureaux d’études, organismes publics (DGA), centres de recherche.
Lieu de travail : en bureau d’études, en laboratoire, sur site militaire ou industriel.
Modalités de travail : travail en équipe pluridisciplinaire, projets de longue durée, procédures strictes, habilitation de sécurité souvent nécessaire.
Le salaire
En début de carrière autour de 2 800 brut/mois, jusqu’à 6 500 €.
Les perspectives de carrière
Après quelques années à travailler sur la conception ou la maintenance de systèmes de défense, l’ingénieur·e peut progressivement piloter des projets sensibles et encadrer des équipes, jusqu’à atteindre des postes de responsable de programme ou d’expertise stratégique.
Les ingénieur·es de la défense peuvent aussi évoluer vers la gestion de programmes internationaux ou la recherche stratégique et technologique.
Les métiers
- Ingénieur·e aéronautique
- Ingénieur·e maintenance aéronautique
- Ingénieur·e intégration satellite
- Ingénieur·e du contrôle de la navigation aérienne
- Ingénieur·e production aéronautique
- Ingénieure en construction navale
- Ingénieure nucléaire
- Ingénieure d’études en sûreté nucléaire
- Ingénieure radioprotection
- Expert·e en sécurité informatique
- Cryptologue
- Mécatronicienne
- Roboticienne
- Ingénieure études et développement en logiciels de simulation




