Mécanique et maintenance industrielle

Mettre la performance en mouvement

Les machines sont essentielles dans l’industrie, les transports ou encore l’énergie, permettant de fabriquer des objets, de produire de l’électricité ou de faire fonctionner des systèmes complexes. La filière mécanique et maintenance industrielle est en charge de leur optimisation et de leur bon fonctionnement  pour éviter les pannes et les accidents.

Tandis que les ingénieur·es en mécanique conçoivent des pièces, des systèmes et des machines, les ingénieur·es en maintenance s’appuient sur l’analyse des machines  pour détecter les problèmes et en organiser  les réparations. Dans les deux cas, leur rôle est de rendre les installations plus fiables, plus sûres et plus performantes. Aujourd’hui, le métier devient de plus en plus moderne et intelligent : les ingénieur·es utilisent des capteurs, des logiciels et de plus en plus l’intelligence artificielle pour prévoir les pannes avant qu’elles n’arrivent (maintenance prédictive).

La mécanique est indispensable à tous les domaines industriels : automobile, énergie, aéronautique, agroalimentaire, ferroviaire, chimie, métallurgie, etc. Sans elle, aucun objet ne peut être produit et fonctionner durablement. Grâce aux ingénieur·es en mécanique, les industries gagnent du temps, réduisent les coûts et améliorent la sécurité.

Chiffres clés

  • Plus de 600 000 salarié·es dans les industries mécaniques en France (UIMM, 2024)
  • 7,1 % de croissance du secteur entre 2022 et 2023 (FIM, 2024)
  • Plus de 95 % des sites industriels ont recours à des activités de maintenance régulières (INRS)
  • 94 % des ingénieur·es mécaniques en emploi un an après le diplôme (Onisep, 2024)

Travailler comme ingénieur·e en mécanique et maintenance industrielle

Les compétences et missions

Compétences : mécanique générale, résistance des matériaux, dessin industriel, automatisme, hydraulique, pneumatique, rigueur technique, esprit logique, maîtrise des outils de CAO/DAO, analyse des contraintes mécaniques, aptitude à travailler en équipe, communication technique, gestion de projet.

Exemples de missions :

  • Concevoir des composants mécaniques (pistons, engrenages, structures, robots)
  • Surveiller l’état des machines pour éviter les pannes
  • Améliorer la fiabilité et la durée de vie des équipements.
  • Réaliser des calculs de résistance, de fatigue ou de vibration
  • Simuler le comportement des pièces avec des logiciels de modélisation 
  • Suivre la fabrication et les essais des prototypes
  • Intégrer la mécatronique (liant la mécanique, l’électronique et l’informatique) et l’automatisation

Les conditions de travail

Type de structure : industries de production, entreprises de maintenance, bureaux d’études mécaniques, sites industriels, équipementiers, sociétés de services industriels

Lieu de travail : en bureau pour la conception et le calcul, en atelier ou en usine pour les tests et la production. 

Modalités de travail : travail collaboratif, projets longs, interaction avec production, maintenance et qualité, déplacements possibles.

Le salaire

En début de carrière entre 2 500 et 3 200 € brut/mois, jusqu’à 6 000 € ou plus selon la responsabilité (chef·fe de projet, ingénieur·e R&D, direction technique) en milieu / fin de carrière.

Les perspectives de carrière

Après avoir travaillé à la conception mécanique et/ou la maintenance des équipements, l’ingénieur·e en mécanique peut devenir expert·e en maintenance prédictive, fiabilité, machines complexes, etc.

En fin de carrière, l’évolution se fait vers des postes de responsable maintenance, d’expert·e technique ou de direction industrielle.

Comment se former ?